Bourse : qu’est qu’un effet de levier ?

12 septembre 2011

Effet de levier : définition

Depuis la crise des subprimes de 2007 et les déboires de l’ensemble des marchés financiers internationaux en 2008 et plus récemment cet été autour de la question de la dette des Etats, une vraie réflexion c’est amorcée sur la spéculation boursière.

Si beaucoup d’observateurs s’accordent pour dire qu’il devient primordial de réguler les marchés financiers, beaucoup oublient de parler d’un élément crucial qui décuple les possibilités de la spéculation : l’effet de levier.

Le terme « effet de levier » appartient au langage classique de la science économique et se définit comme étant le fait d’acquérir du capital grâce à l’endettement. L’effet de levier à proprement parlé est la différence entre le bénéfice d’une société comparé à ses capitaux, c’est à dire l’écart entre la rentabilité économique et la rentabilité des capitaux propres.

En finance on appelle effet de levier, le fait de pouvoir investir une somme sur les marchés sans en avoir la totalité à sa disposition. Cette somme investie devra généralement être couverte à hauteur de 20 à 40% du montant total, mais peut dans certains cas être garantie par une contrepartie plus faible.

En effet, le Forex, marché sur lequel s’échange les monnaies du monde entier, utilise des effets de levier qui peuvent aller jusqu’à 400. En d’autres termes, sur le Forex, vous pouvez effectuer un investissement 400 fois supérieur à la somme que vous engagez pour acheter vos devises !

Effet de levier : comment ça marche ?

Prenons un exemple simple, vous disposez d’un compte-titres chez un courtier en ligne quelconque. Celui-ci vous propose pour l’achat de vos titres à la Bourse de Paris d’un effet de levier classique de 5. _Vous décidez d’investir 1000 euros en utilisant cet effet de levier 5. Dés lors, vous allez investir pour 5000 euros d’actions sur la place financière parisienne à partir de seulement 1000 euros.

Deux cas de figure peuvent alors se produire…..

Le premier correspond à la montée des cours sur les actions que vous avez acheté. Dans ce cas, vous pouvez revendre vos actions et empocher vos gains qui ont, de fait, été multiplié par 5 par rapport à votre investissement.

Le deuxième cas de figure est beaucoup moins réjouissant puisqu’il correspond à une baisse des cours. Dans ce cas, les pertes engrangées seront 5 fois supérieures par rapport à votre investissement initial. Si le montant de vos pertes n’est pas couvert par votre investissement (c’est à dire si vous perdez plus de 1000 euros dans notre exemple), votre courtier lancera un appel de marge, ce qui signifie que vous devrez rajouter les fonds nécessaires sur votre compte pour être à l’équilibre. Si vous ne le faites pas, le courtier revendra tout ou partie de vos autres titres pour combler le manque à gagner. Si malheureusement vous n’avez pas d’autres titres, votre courtier aura recours aux autorités financières pour assurer son remboursement.

Pour éviter ce genre de situation, on utilise souvent (certains courtiers l’obligent) des ordres stop. Ces ordres ont pour fonction de fermer automatiquement votre position sur un titre lorsque son cours atteint un certain seuil. Pour vous protéger de pertes trop importantes vous pouvez donc définir un taux plancher à partir duquel vos actions seront revendues. De la même manière vous pouvez aussi fixer un plafond pour sécuriser vos gains.

Effet de levier : le catalyseur des effet pervers de la Bourse ?

Si les effets de levier permettent d’empocher de gros gains, ils peuvent aussi être dangereux car ils décuplent les pertes, mais, ce n’est pas ce qui en fait un véritable « catalyseur » des effets pervers de la bourse.

Ce qui pose problème, c’est l’idée même d’effet de levier. En effet, en permettant à des investisseurs d’effectuer de la spéculation à effet de levier, on gonfle virtuellement les sommes d’argent qui sont échangées sur les marchés financiers.

De fait, les volumes d’échanges sont beaucoup plus importants qu’ils ne devraient être et les mouvements à la hausse ou à la baisse sont accentués. Car tout n’est pas histoire de proportion, et lorsque vous achetez 500 titres au lieu de 100 grâce à un effet de levier, vous n’influez pas de la même manière sur les cours boursiers.
Rapporté aux sommes astronomiques qui s’échangent chaque jour sur les Bourses du monde entier, l’impact est énorme. De plus, les investissements à très gros effet de levier sont généralement utilisés par des professionnels qui ont à leur disposition des moyens beaucoup plus conséquent et dopent d’autant plus les volumes d’échange.

Ainsi, si l’effet de levier n’est pas directement une cause des effets pervers de la Bourse, il en est clairement un accélérateur, et une régulation des marchés financiers passera aussi par une régulation sur l’endettement pour investir.

La règle d’or : analyse d’une proposition très controversée

8 septembre 2011

Règle d’or : définition

L’été en France et dans le monde entier fût plus que mouvementé. La raison majeure de cette agitation ? La crise des dettes souveraines qui a secoué l’ensemble des Bourses du monde entier et fait planer le spectre d’un nouveau Krach Boursier, qu’on attendait même encore plus violent que celui de 2007/2008.

Face à cette situation, un nouveau plan de sauvetage d’environs 150 milliards a été mis en place par les dirigeants européens, les Etats-Unis ont redressé le plafond de leur dette et la majorité des pays d’Europe ont proposé un plan d’austérité pour leur économie sur les années à venir.

C’est dans ce cadre que Nicolas Sarkozy avait formulée fin juin l’idée d’une règle d’or budgétaire qui serait inscrite dans la constitution française, comme c’est le cas en Allemagne depuis 2009.

Cette fameuse règle d’or, discutée par l’ensemble de la classe politique française est un projet de loi constitutionnelle visant à inscrire le retour à l’équilibre du budget de l’Etat dans la Constitution. On parle notamment d’un déficit en dessous des 3% de PIB chaque année, de planchers de recette et de plafonds de dépenses qui seraient fixés annuellement afin de revenir à l’équilibre budgétaire dans un horizon de 3 ans.

Mais qu’elle est la réalité de cette proposition ?

Règle d’or : un principe fort

Sur le principe, la règle d’or semble une proposition de bon sens.

En effet, quoi de plus normal que de vouloir établir des règles obligeant les gouvernements à ne pas dépenser plus que ce qu’ils « récoltent » ?
Oui mais voila, un état n’est pas un ménage, et se doit très souvent d’emprunter sur les marchés pour effectuer certaines réformes nécessaires au bon fonctionnement du pays. Le problème en revanche vient du moment où les déficits annuels dépassent la croissance du PIB et engendrent des intérêts qui seront par la suite difficiles à supporter pour les générations futures.

De plus, le véritable intérêt d’une telle proposition est la mise en place de garde-fous qui empêcheront les démarches électoralistes des hommes et femmes au pouvoir qui plombent souvent les politiques économiques.
Car c’est bien là le nerf de la guerre, les politiques économiques de long terme. Avec des mandat ne dépassant pas les 5 ans, les gouvernements respectifs sont souvent pressés par des considérations électoralistes plutôt que par des intérêts économiques pour faire leurs réformes. Dés lors, toute politique de long terme est quasi impossible et c’est évidemment extrêmement préjudiciable pour notre économie.

Avec l’indépendance de la Banque Centrale Européenne, qui a aujourd’hui le monopole de la politique monétaire, nous avions fait un grand pas pour retirer une partie de la poilitique économique des luttes partisanes. Aujourd’hui un projet tel que la « règle d’or » serait sans conteste une avancée puisqu’elle empêcherait les dirigeants politiques de creuser le déficit avec des mesures plus politiciennes qu’économiquement efficaces.

Cependant, si le principe est intéressant, la proposition actuelle peut sembler un peu légère.

Règle d’or : une fausse bonne idée ?

Au delà du débat politicien stérile où l’opposition et le gouvernement se renvoie chacun la balle sur les responsabilités du creusement de la dette ces 20 dernières années, de véritables questions et critiques ont été soulevées par cette proposition du chef de l’état.

La première critique qu’on pourrait faire à cette proposition, c’est qu’elle semble calquée sur le pacte de stabilité et de croissance signé à Maastricht dans le cadre de la mise en place de la monnaie unique européenne.

En effet, puisqu’aucun état ne respectent véritablement le pacte, on a du mal à imaginer que l’inscription à la constitution de la règle d’or serait différente et qu’elle changerait quoi que ce soit.

Le deuxième problème, c’est l’inscription à la constitution elle même. Pour beaucoup, des considérations économiques et budgétaires n’ont rien à faire dans la constitution française. Si ce point de vue n’est pas dénué de sens, on lui oposera tout de même la nécessité de trouver des solutions rapides et contraignantes pour les futurs dirigeants de notre pays. Si ceux-ci n’ont pas « besoin » qu’une règle soit inscrite dans la constitution, le symbole d’un tel acte signifierait une véritable prise de conscience de la gravité de la situation actuelle en France et dans le monde.

Enfin, c’est sur le fond de la proposition elle-même qu’on s’interroge puisqu’aucune date pour « un retour à l’équilibre » n’est fixée et que l’expression même n’y figure pas ! De plus, elle ne prendrait effet qu’en 2013 et ne serait que la somme de lois révisées chaque années.

Dans ces conditions, on voit mal comment elle pourrait remplir un rôle vraiment important et si l’idée semble bonne, son application en l’état ressemble bien à un coup dans l’eau de la part du gouvernement. Pourtant, répondre à ce problème concret et sérieux qui fait trembler l’ensemble de la sphère financière internationale depuis maintenant plusieurs mois semble une véritable priorité….

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Bourse : Comment jouer les indices ?

2 septembre 2011

indices boursiers et trackers

CAC 40, Nasdaq, DAX30 ou Dow Jones, les indices boursiers sont légions sur l’ensemble des places financières du monde entier. Ces indices, qui reflètent « l’état de santé » d’un marché ne sont pas uniquement utiles pour se faire une idée de la tendance du jour à la Bourse de Paris, New York ou Francfort mais aussi pour investir ! Mais comment fait on pour spéculer sur un indice ?

Si beaucoup de néophytes pensent que le CAC 40 n’est qu’un indice informatif, la vérité est en faite différente puisqu’il est tout à fait possible d’investir sur ces indices.

Pour cela, on passe par des produits financiers dédiés : les trackers.
Les trackers sont des produits financiers qui répliquent le cours d’un indice (comme le Dow Jones), ou d’une matière première (l’or ou le pétrole par exemple). Ces produits ressemblent à des actions puisqu’ils s’échangent comme tel et qu’ils peuvent donner lieu à des dividendes.
Ils sont considérés comme des OPCVM et sont donc soumis aux mêmes règles fiscales. De plus, à l’instar des « actions classiques », leur cours évolue et on peut donc réaliser des pertes ou des gains en fonctions de leurs ventes/achats. La seule véritable différence avec une action est qu’au lieu d’avoir une évolution propre à elle même, l’évolution d’un tracker « mime » celle d’une autre valeur boursière.

Ainsi, s’il est impossible d’acheter du « CAC 40″, vous pourrez acheter un tracker qui réplique le cours du CAC 40 et donc jouer en Bourse sur cet indice. A la Bourse de Paris, un tracker des du CAC 40 est le Master CAC 40 Unit et il est un des plus actif de la place financière parisienne.

Attention cependant à bien choisir la valeur sur laquelle on veut spéculer, car ces produits financiers qui peuvent paraître simples ne sont pas dénués de risques.

Des précautions nécessaires !

En effet, les trackers répliquant les grands indices boursiers comme le DAX30 de la Bourse allemande ou le FTSE 100 de la Bourse de Londres sont comme l’indice qu’il réplique extrêmement volatils ! Les indices comme le Nasdaq ou le CAC 40 sont des agrégations pondérés du cours des plus grandes sociétés sur une place boursière particulière.

Il est donc extrêmement important avant d’investir sur un indice, de connaitre précisément sa composition et la pondération de chaque société dans le calcul de cet indice. En d’autres termes, avant de spéculer sur un indice, assurez vous de bien connaitre le poids que représente chaque entreprise dans l’évolution de l’indice qui vous intéresse.

Se faisant, vous pourrez « anticiper » une partie de l’évolution de l’indice grâce aux prévisions sur les sociétés qui le constituent. L’annonce des résultats trimestriels d’une de ces sociétés est par exemple un moment très important dans un sens comme dans l’autre.
En outre, la conjoncture économique mondiale est aussi un facteur très important pour certaines valeurs comme les entreprises automobiles par exemple. D’autres comme les entreprises pétrolières sont fortement reliées aux cours d’autres valeurs, ici par exemple le cours du baril de brut.

Il est donc impératif de bien maîtriser l’ensemble de ces facteurs avant d’essayer de jouer sur un indice. Alors soyez raisonnables, ne foncez pas tête baissée et vérifiez bien tous les tenants et les aboutissants d’un produit et d’un indice avant de vous lancer !

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Fiscalité : La ruse du plan Fillon pour augmenter les prélèvements sociaux !

1 septembre 2011

Mesures budgétaires : Pas de hausse d’impôt, enfin…

« Nous n’augmenterons pas les impôts », c’est en ces termes que le gouvernement s’était exprimé depuis le début de la crise de la dette en Europe et aux Etats-Unis, marquant une volonté inflexible de ne pas augmenter les prélèvements sociaux généralisés.

Pourtant, si les mesures annoncées le 24 août par Mr Fillon semblent en effet ne pas augmenter directement les impôts, une mesure portant sur la CSG et très peu médiatisée n’est en faite rien d’autre qu’une augmentation d’impôt en bonne et due forme.

En effet, si le gouvernement nous rabâche depuis plus d’un mois que les impôts ne seront pas augmentés, la hausse de l’assiette de la CSG, qui portera sur 98% de la rémunération au lieu de 97% avant, est bien une augmentation directe d’impôts.

Cette augmentation, qui correspond en faite à l’abattement pour frais professionnels qui était avant de 3% et qui sera dorénavant de 2%, si elle ne porte pas directement sur le taux d’imposition de la CSG, porte en revanche sur son assiette, c’est à dire sur le « taux du taux ».

Autrement dit, si le taux d’imposition était avant prélevé au maximum sur 97% de la rémunération, il portera désormais sur 98% de cette rémunération et il est même déjà de 100% pour les hauts revenus en 2011.

Hausse de l’imposition : Comment ça marche ?

Si on prend un taux d’imposition fictif de 10% portant sur un montant de 1 000 € avec une assiette à 97% on a donc un impôt égal à 97 euros. Si l’assiette change pour englober 98% du revenu en gardant un taux d’imposition à 10% on aura donc un impôt égal à 98 euros ! Il y a donc bien une augmentation des impôts. Dans cet exemple précis, l’augmentation est d’1€ soit environ 1,1%.

Ainsi, si cette augmentation d’impôt est déguisée, elle n’en est pas moins réelle.

En outre, il est important de bien comprendre, que si les niches fiscales ne sont pas accessibles à l’ensemble de la population, leurs réductions sont cependant tout à fait assimilables à une hausse des impôts pour ceux qui en bénéficiaient avant la réforme.

Enfin, il ne faut pas oublier que certaines de ces niches, notamment celles portant sur l’immobilier, risque fort d’alourdir les prix dans ce secteur, hausse qui sera répercutée sur le reste de notre économie.

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Finance internationale : Jackson Hole, et maintenant?

31 août 2011

Ben Bernanke prudent

Vendredi 26 août, avait lieu à Jackson Hole, un sommet réunissant différents banquiers centraux ainsi que les hautes sphères de la finance internationale.

Alors que le monde entier retenait son souffle avant le discours de Ben Bernanke, président de la Fed, les déclarations de celui-ci ont été très prudentes.

En effet, si beaucoup d’observateurs attendaient des mesures pour booster l’économie américaine alors que plus tôt dans la journée des chiffres révisés à la baisse de la croissance américaine avait été publiés, il n’en a rien été. Le patron de la Fed c’est borné à un discours très académique sans annoncer aucune mesures, mais sans véritablement fermer la porte à une possible intervention en cas de gros ralentissement, sur le chômage en particulier.

De plus, la programmation d’une nouvelle réunion en Septembre est venu conforter les marchés qui semblent avoir été rassurés par l’intervention de Mr Bernanke. Ainsi, Wall Street clôturait en nette hausse vendredi soir avec +2,55% pour le Nasdaq 100 et les bourses européennes ouvraient ce lundi sur des notes positives (+1,36% à Paris, +1,25% à Francfort…)

Christine Lagarde casse l’ambiance

Pourtant, lors de cette conférence, Christine Lagarde avait jeté un froid en déclarant que les banques européennes « ont besoin d’une recapitalisation urgente ».

La directrice du FMI juge que la dégradation de l’économie mondiale ne pourra cesser que lorsque les banques européennes seront plus solides, « C’est la clef pour couper la chaîne de contagion », a t’elle ajouté.

Cependant, les valeurs bancaires à l’ouverture de la place financière parisienne sont en hausses et ne semblent donc pas avoir été affectées par les déclarations de l’ancienne ministre de l’économie.

Et pour cause, les banques françaises affichent une excellente solidité. Après le succès des « stress test » en juillet, la fédération bancaire française a réaffirmé que « les niveaux de fonds propres sont bien supérieurs aux exigences réglementaires et les programmes de refinancement à moyen et long terme sont réalisés dans des conditions tout à fait satisfaisantes ».

En outre, la publication début août des résultats de la Société Générale et de BNP Paribas avait démontré une bonne solidité financière alors que le Crédit Agricole avait lui déclaré disposer de plus de 120 milliards d’euros de réserves liquides immédiatement disponibles.

deux discours, deux effets ?

On peut donc s’interroger aux termes de la réunion de Jackson Hole sur la portée des déclarations.

En effet, si le discours prudent de Ben Bernanke semble avoir eu les effets rassurants escomptés, celui plus alarmiste de Mme Lagarde ressemble bien à un coup dans l’eau puisque les marchés ne semblent pas y avoir réagi.

On peut donc s’intérroger sur la crédibilité de Christine Lagarde puisque généralement les interventions des dirigeants du FMI lorsqu’elles sont négatives entraînent systématiquement des chutes sur les marchés financiers.

De la à dire que les marchés ont une confiance aveugle envers Ben Bernanke et une beaucoup plus limitée en Mme Lagarde….. il n’y a qu’un pas.

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Bourse : Suivre un cador de la bourse, un exemple à ne pas suivre !

24 août 2011

Gare à la tentation !

Pour beaucoup d’investisseurs en Bourse novices, il est très tentant de suivre les exemples des grands « cadors » de la Bourse, pourtant, comme dans bien d’autres domaines c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire !

En effet, au même titre qu’un amateur qui voudrait directement s’entraîner comme un sportif de haut niveau, investir en Bourse comme un grand nom de la finance est dangereux !
A vouloir griller les étapes, la seule chose que risque de récolter un investisseur novice se prenant pour un Warren Buffet, c’est une quantité impressionnante de dettes.

Premièrement, les grands noms de la finance font ce métier depuis de nombreuses années et ont une connaissance des marchés très poussée qui c’est forgée avec les années. Ce qui apparaît pour beaucoup comme des paris très risqués ne sont en faite que des risques savamment calculés !

En outre, les moyens à la disposition de ces investisseurs sont sans comparaison avec les sommes que peuvent investir des spéculateurs novices. Même si vous êtes multi-millionnaires et que vous avez les moyens d’éponger plusieurs millions de perte (ce qui est tout de même très rarement le cas pour un néophyte de la finance), les moyens à la disposition des cadors de la finance ne sont tout simplement pas comparables. A la tête de fonds pesant des dizaines de milliards de dollars, ces « prophètes » de la finance peuvent se permettre sans sourciller d’effectuer des placements très risqués et d’encaisser des pertes considérables. Et l’écart des moyens ne s’arrêtent pas uniquement aux sommes d’argent en jeu, les grands investisseurs ont une batterie d’outils à leurs disposition et des équipes entières d’analystes qui travaillent pour eux et qu’un novice ne pourra évidemment pas avoir. Même avec l’explosion d’internet et de l’information disponible à tout un chacun, les situations sont sensiblement différentes.

Attention à ne pas aller plus vite que la musique !

Si beaucoup d’investissements aux plus-values impressionnantes peuvent vous sembler alléchants, n’oubliez jamais qu’un investisseur professionnel couvre toujours ses pertes potentielles avec des investissements beaucoup plus sûr (obligations voir même placements bancaires rémunérés), c’est ce qu’on appelle la diversification des risques et c’est un des principes de base de la finance. Seulement pour cela, il faut des fonds conséquents ou ne pas compter faire des gains très importants.

La phrase « et si j’avais fait comme lui » que vous pouvez rapidement vous répéter après une occasion manquée n’as tout simplement pas de sens car vous ne pouvez tout simplement pas faire comme eux, les moyens qu’ils ont sous la main sont colossaux, ils jouent la ligue des champions quand vous parvenez à peine à vous maintenir en CFA2 !

Alors surtout, ne grillez pas les étapes, prenez votre temps, constituez vous petit à petit un portefeuille d’actifs et engrangez de l’expérience, n’oubliez pas de toujours diversifier votre portefeuille pour couvrir vos investissements risqués, puis, après un certains temps, vous pourrez commencer à effectuer des actions boursières un peu plus audacieuses et n’oubliez pas que de toutes les manières bon nombre d’opérations boursières (comme la vente à découvert pour ne citer qu’elle) risquées ne vous seront tout simplement pas accessible via vos courtiers en ligne en tant qu’investisseur novice !

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Bourse : un marché souvent auto-prophétique

23 août 2011

L’univers de la finance, est un univers assez particulier ou la moindre rumeur, le moindre doute, la moindre annonce peut avoir des conséquences catastrophiques ou au contraire très bénéfiques sur les cours des Bourses. Mais, ce qui est le plus déroutant, c’est l’aptitude du marché à réaliser ses propres prédictions….

En effet, bien connu des experts de la finance et de l’économie en générale, le marché, au travers de ses représentants les plus influant a une capacité extraordinaire à réaliser les prédictions de ses experts.

Bien que cela ne soit pas toujours le cas, les annonces des chefs d’états, les réactions des banquiers centraux ou encore les décisions des agences de notations affectent énormément les cours des marchés boursiers.

Ainsi, beaucoup de prédictions des grands magnats de la finance endossent l’habit de véritables prophéties auto-réalisatrices et finissent par se réaliser quelques jours voir quelques heures à peine avoir été proférées publiquement.

Une situation préoccupante aujourd’hui

La crise de la dette actuelle en est un parfait exemple, avec l’influence de plus en plus importante des agences de notation. Avec des décisions unilatérales d’abaisser les notes des états qu’elles jugent en position délicate pour rembourser leurs dettes, les agences de notation engendrent des situations spéculatives qui rendent effectivement les positions des états concernés très difficiles à tenir. Se faisant, elles induisent très souvent un cercle vicieux dont il est très difficile de sortir.

La situation est telle aujourd’hui que ce sont avant tout les déclarations des chefs d’états ou des gouverneurs des banques centrales qui font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers plus que la situation de l’économie réelle. Les spéculateurs scrutent avidement toutes les réactions de ces grands décideurs et agissent beaucoup en réaction à celles-ci et surtout en adéquation avec les analyses des experts suite à ces déclarations.

Ce phénomène est gravement accentué par le mimétisme ou « l’effet mouton » qui régit le comportement de la plupart des investisseurs.

Par peur de manquer une occasion en or ou au contraire de perdre beaucoup d’argent face à la chute d’un titre, les spéculateurs sont souvent tentés d’agir comme leur voisin ce qui multiplie les effets auto-prophétiques du marché.

Si la tendance sur le marché est l’annonce d’une hausse d’un titre, celle-ci sera souvent beaucoup plus importante qu’elle ne devrait être au vu de la réalité économique et il en va de même pour la chute d’un titre qui peut souvent être vertigineuse et totalement démesurée.

mimétisme et théorie des jeux

Ce phénomène n’est certes pas nouveau mais il semble véritablement au centre des problèmes de la Bourse actuellement et c’est ce mimétisme qui est à la base du carctère auto-prohétique des marchés, puisque si individuellement on peut ne pas adhérer à une prédiction sur la Bourse, quand est il de notre collègue spéculateur ? Si lui choisit d’y croire alors même si moi ne n’y crois pas je serais tout de même forcer de réagir de la même manière….

Cette attitude est en faite une stratégie classique de théorie des jeux : le dilemme du prisonnier.

Deux malfrats complices se font arrêter par la police pour un crime présumé. Les deux individus sont interrogés séparément et la police ne peut les inculper que si l’un d’entre eux craque et avoue le crime (la peine encourue pour le crime est de 5 ans). La police propose alors à chacun d’entre eux d’avouer et de voir leur peine réduite de 2 ans.
Ainsi, si l’un avoue mais que l’autre ne le fait pas l’un aura 3 ans de prison et l’autre 5, s’ils avouent tous les deux ils n’auront que 3 ans de prison chacun et si aucun des deux n’avoue ils seront libres tous les deux. Comme aucun des deux ne sait ce que l’autre va faire, ils ont alors tout intérêt à avouer puisque s’ils ne le font pas mais que leur camarade « craque » celui qui n’a pas avouer sera condamné à 5 ans de prison.

Ainsi, alors que la situation optimale serait de ne pas avouer et de repartir libre, les deux individus vont avouer et écoper de 3 ans de prison.

Ce cas classique de théorie des jeux montre précisément comment le raisonnement stratégique des spéculateurs fonctionne dans un environnement incertain comme celui de la Bourse où on ne sait jamais comment les autres investisseurs vont réagir face à une annonce.

Dés lors, il est très souvent beaucoup plus sûr d’agir conformément aux prédictions du marché et donc de faciliter leurs réalisations.

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Gouvernement économique européen : Vers une véritable intégration économique européenne ?

22 août 2011

Mardi 16 août 2011, avait lieu la rencontre entre Angela Merkel, la chancelière allemande, et Nicolas Sarkozy, le président de la République française. Si les mesures qui en sont ressorties ont paru pour beaucoup « trop timides » il n’en reste pas moins qu’elles démontrent une volonté de renforcer la zone euro. Mais va t’on pour autant vers une véritable intégration économique de l’Europe ?

Un pas en avant et trois pas en arrière ?

Les trois mesures immédiates proposées par le couple franco-allemand semblent bien aller vers une « vraie » intégration économique européenne.

En effet, avec l’intégration d’une règle d’or budgétaire dans les constitutions des 17 états de la zone euro, la mise en place d’un gouvernement de la zone euro et surtout un rapprochement fiscale entre la France et l’Allemagne sur les entreprises, l’intégration économique de la zone euro est en marche !

Ces trois mesures, montrent bien la volonté des pays européens, à aller vers un alignement de la zone en matière de fiscalité, de gouvernance et de politique budgétaire. Oui mais est-ce suffisant ?

La question n’est pas dénué d’intérêt puisque la mesure phare que le monde entier attendait, à savoir la mise en place d’euro-obligations n’a finalement pas été entérinée. Pire, l’Allemagne ne veut même pas en entendre parler et Nicolas Sarkozy à jugé « trop précoce » cette proposition pour le moment.

L’idée d’euro-obligations serait pourtant fondatrice puisqu’elle mettrait en place un système d’obligations qui ne serait plus attaché à la dette d’un seul pays, mais à l’ensemble des pays de la zone euro et gommerait donc les disparités en terme de taux d’intérêt qui sont en ce moment énorme ( plus de 15% pour la Grèce, alors que le Bund allemand à dix ans ne dépasse pas les 2,5%).

Oui mais voila, plusieurs obstacles freinent considérablement une idée qui, si elle était mise en place, serait un véritable bond en avant vers un fédéralisme au moins économique de l’Europe.

Les euros-obligations ne sont pas à l’ordre du jour…

Le premier obstacle c’est justement la disparité des taux d’intérêts. Avec un Bund Allemand ne dépassant pas les 2,5% et des obligations françaises à 10 ans ne dépassant pas les 3,5% on peut comprendre pourquoi les dirigeants des deux principaux pays de la zone euro ne sont pas pressés de mettre en place un système d’euro-obligations qui intégrerait les taux faramineux actuels des états comme la Grèce l’Espagne ou l’Italie.

Le deuxième frein à une telle mesure, c’est la perte de l’autonomie budgétaire. En effet, avec la création de l’euro et de la BCE, les états ont déjà perdu leur souveraineté en matière de politique monétaire puisque les décisions sont désormais prises par le directoire de la BCE et non plus par les différentes banques centrales des états de la zone euro. Dans ces conditions, la perte de l’autonomie de la politique budgétaire serait un abandon quasi totale des états de leur souveraineté en matière de politique économique, ce qui explique leurs réticences.

Alors pourquoi la création des euro-obligations signifierait-elle l’abandon de l’autonomie de la politique budgétaire ?
C’est en fait assez simple, les obligations d’état sont en quelque sorte la traduction de leur dette puisqu’elles représentent les emprunts que les états du monde entier font sur les marchés financiers.
Or, la dette d’un état n’est rien d’autre que l’agrégation de ses déficits budgétaires antérieurs et en cours. Dés lors, avec la création d’euro-obligations, les états de la zone euro seraient responsables d’une sorte de « dette européenne » et devraient donc rendre des comptes devant un directoire ou une commission européenne sur leur budget et surtout sur leur déficit chaque année.

Ainsi, la réunion de mardi a montré que la France et l’Allemagne n’étaient pour le moment pas décidés à franchir ce cap.

De plus, si les trois propositions semblent bien aller dans le sens d’une intégration économique européenne, il ne faut pas oublier que le rapprochement fiscal entre la France et l’Allemagne n’est pour le moment qu’une piste de réflexion et donc en aucun cas une application concrète, tout comme la proposition sur la règle d’or qui n’est à l’heure actuelle qu’une suggestion.

Dans tous les cas, ce sommet aura au moins eu le mérite de relancer un vrai débat sur la question de l’Europe et de ce que nous voulons en faire. En revanche, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant qu’on puisse réellement parler d’une intégration économique européenne.

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Des riches qui veulent payer plus ?

19 août 2011

Après les Américains, c’est au tour des Français !

Suite au billet de Warren Buffet dans le New York Times appelant le gouvernement américain à taxer plus les « méga-riches » et se déclarant lui même enclin avec une partie de ses « collègues » à faire un effort considérable, un mouvement pour la taxation des riches semble s’emparer de l’Hexagone.

Le milliardaire américain, 3e fortune mondiale en 2011, indiquait dans sa tribune n’avoir reversé que 17,4% de ses revenus l’année passée (environ 7 millions de dollars) quand certains de ses collaborateurs beaucoup moins fortunés étaient taxés à hauteur de 33 à 40% de leurs revenus.

Après le scandale de l’affaire Bétancourt, et la révélation par Mr Carrez à l’assemblée nationale de la faible taxation des sociétés du CAC 40, l’idée de taxation des très gros revenus commence à faire son chemin en France.

Dernier exemple en date, les interventions mercredi 17 août de Maurice Levy, patron de Publicis, et Pierre Bergé, ancien PDG de Saint-Laurent et proche du parti socialiste, qui ont fait savoir qu’ils étaient prêt à participer à « l’effort de solidarité visant à réduire le déficit de la France ». Sur ce sujet, les plus grosses fortunes de France Arnault, Mulliez ou Betancourt restent cependant silencieuses.

Hier, dans sa tribune publiée dans Le Monde, Maurice Levy qui est aussi le président de l’Association française des entreprises privées, jugeait « indispensable que l’effort de solidarité passe d’abord par ceux que le sort à préservés ». Il était rejoint sur ce point par Jean Arthuis, président de la commission finances du Sénat qui indiquait pour sa part que « les riches ne paient pas suffisamment d’impôts ».

Mieux vaut tard que jamais !

Si l’Etat Français, ne veut en aucun cas relever le niveau général des impôts, la taxation des riches est un sujet apparemment « en vogue » en ce moment.

Outre la suppression de nombreuses niches fiscales qui permettent aujourd’hui à beaucoup de grosses fortunes en France de diminuer leur contribution à l’impôt, Valérie Pécresse, ministre du Budget, évoquait hier la possibilité d’une taxe sur les très haut revenus qu’elle qualifiait de « rémunérations parfois extravagantes ». Elle faisait ainsi référence aux ménages dont les revenus annuels dépassent 1 millions d’euros que Gilles Carrez propose lui de taxer exceptionnellement « à hauteur de 2% de leur budget de référence ».

Si l’idée d’une taxation des très hauts revenus parait bonne, la solution la plus simple et qui vient tout de suite à l’esprit quand on lit les grandes déclarations des plus nantis dans la presse reste le don.

« Bonjour ! C’est pour faire un don à l’Etat »

C’est dans cette optique qu’a été mis en place un système de don au Trésor Publique aux Etats-Unis où « le donateur peut payer par carte directement sur le site ou par chèque libellé à l’ordre du Bureau de la dette publique ». L’envoie doit être accompagné d’une note précisant que c’est « un don pour réduire la dette publique » révèlent Les Echos. Ainsi, aux Etats-Unis il est désormais possible de réduire la dette américaine via PayPal directement sur le site du Trésor Publique. Qu’en est il de la France ?

Le site internet Rue89.com a publié, mercredi 17 août, une enquête sur la possibilité de faire un don à l’Etat, et si la teneur de l’article peut rendre hilare, la situation est pourtant assez dramatique…..

En effet, on y apprend que malgré l’existence dans le code général de la propriété des personnes publiques d’un article intitulé « don en remboursement de la dette », la plupart des organes de l’état et de ses fonctionnaires y sont totalement étrangers.

Pire, quand l’auteur de l’article parvient enfin à trouver un interlocuteur capable de lui expliquer le fonctionnement de ce don, la procédure est d’une complexité rocambolesque et comble du mauvais goût, ce don n’est pas exonéré d’impôt !

On attendra donc le 24 août, date à laquelle François Baroin, ministre de l’économie, et Valérie Pécresse doivent soumettre leurs propositions pour réduire le déficit publique, pour voir véritablement les avancées en matière de taxation des français les plus fortunés.

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Finance : spéculation à la baisse et vente à découvert, comment ça marche ?

12 août 2011

l’AMF suspend les ventes à découvert

Vendredi 12 août 2011, l’autorité des marchés financiers (AMF) a décidé de suspendre la vente à découvert de 11 titres financiers à la Bourse de Paris pour au moins deux semaines. Ce sont les valeurs bancaires qui ont été visées par l’AMF afin de les protéger, avec en tête, les titres de la Société Générale, du Crédit Agricole et de BNP Paribas.

Alors pourquoi une telle intervention, et en quoi consiste exactement la vente à découvert ?

SRD, la pierre angulaire de la vente à découvert

Lorsqu’on s’intéresse à la spéculation boursière, ce qui vient à l’esprit automatiquement, c’est la spéculation à la hausse, c’est à dire le fait d’acheter un titre en misant sur sa hausse pour effectuer plus tard une plus-value en revendant le titre.

Pourtant, une autre forme de spéculation existe : la spéculation à la baisse. Beaucoup moins connue que la précédente, et surtout beaucoup plus complexe cette forme de spéculation difficile à cerner repose en faite beaucoup sur la vente à découvert.

La vente à découvert repose en faite sur le Service de Réglement et livraison Différé (SRD). Ce service permet à l’investisseur de bénéficier d’une période de crédit lors de ses opérations boursières. Le règlement et la livraison des titres liés aux opérations stipulées SRD sont donc différés.

La vente à découvert, qu’est ce que c’est ?

Schématiquement, la vente à découvert consiste à « emprunter virtuellement » un titre. Ce titre, on devra ensuite le « rendre » à son courtier pour être à l’équilibre. Et c’est précisément sur ce point que s’effectue la spéculation à la baisse.

Ainsi, les spéculateurs qui anticipent une chute des cours et veulent spéculer à la baisse sur un titre font tout simplement une vente à découvert sur ce titre pour espérer récupérer un gain lorsqu’ils le rachèteront à un cours moindre pour solder leur position sur ce titre auprès de leur courtier.

Prenons un exemple simple :

Un spéculateur X désire spéculer à la baisse sur le titre A. Le titre A est côté à 100 euros sur le marché Boursier. Afin de spéculer à la baisse, il décide donc de vendre à découvert 10 titres A qu’il devra ensuite racheter pour solder sa position sur le titre le jour de la liquidation.
En d’autres termes, notre spéculateur X va se mettre en position « débiteur » auprès de son courtier sur le titre A et devra à la fin du mois (le jour de la liquidation) être à l’équilibre, c’est à dire racheter les 10 titres qu’il avait vendu à découvert [1]. Dans tous les cas, il est important de comprendre qu’à aucune des étapes de sa spéculation, il ne possède « réellement » les titres A.
Ainsi, notre spéculateur X revend les 10 titres A au prix de 100 euros l’unité et récupère donc 1000 euros. quelques jours plus tard, le cours du titre A diminue et atteint 80 euros. Le spéculateur A choisit alors de racheter 10 titres A sur le marché boursier à 80 euros l’unité pour un total de 800 euros et ainsi se remettre à l’équilibre, pour le titre A, vis à vis de son courtier.
Dans ce scénario, notre spéculateur aura donc effectué un gain de 200 euros puisqu’il avait vendu les 10 titres A pour 1000 euros et les a racheté 2 jours plus tard pour 800 euros. Il a donc bien réussi à spéculer à la baisse sur le titre A.
Evidemment, si le titre A avait grimpé pour atteindre 120 euros, notre spéculateur aurait engrangé une perte nette de 200 euros.

Ce type d’opérations, très risquées, n’est possible auprès d’un courtier qu’avec un profil dit « risqué », les investisseurs novices n’ont pas accès à ce genre d’opération.

Mais alors pourquoi ce mécanisme met il en danger les titres ?

Le cercle vicieux de la spéculation à la baisse

Là encore c’est en réalité assez simple. En mettant en place un système de vente à découvert, les banques et les courtiers engendre un mécanisme accumulateur qui vient accentuer les pertes sur un titre déjà en difficulté.

En effet, avec la possibilité d’effectuer d’énormes gains en spéculant à la baisse, les courtiers vendent massivement à découvert des titres en baisse dans l’espoir de les racheter plus tard à bas prix ce qui provoque inéluctablement la baisse des cours.

On est donc bien en présence d’un mécanisme cumulatif, ou autrement dit d’un cercle vicieux, puisque les investisseurs revendent des titres dans l’espoir de voir leurs cours baisser et se faisant font effectivement baisser les cours. La fin de cette accumulation ne peut s’arrêter que lorsque les rachats sont supérieurs aux reventes, ou que les perspectives de gains sur la spéculation à la baisse sont trop faibles.

De plus, lorsqu’on vend à découvert, on ne doit « couvrir » que 20 à 40% de la somme des titres qu’on vend on peut donc garder le reste de son « cash » pour effectuer d’autres opérations spéculatives, ce qui accentue encore évidemment la spéculation totale sur les marchés financiers.

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